Version imprimableLa corrélation entre un cerveau en santé et la possibilité de mener une vie productive et de qualité est claire. Un cerveau en santé peut apprendre, penser, organiser et entreposer des idées, retenir de l’information, être stratégique, prendre des décisions, accomplir plusieurs tâches à la fois. Il peut ressentir une gamme d’émotions, s’exprimer et être intuitif. Il contrôle tout mouvement volontaire ainsi que marcher, parler, respirer, avaler et dormir. Lorsque quelque chose est déréglé dans ce centre de commande, les effets peuvent être dévastateurs dans tous les aspects de la vie d’une personne. Les perturbations peuvent être physiques, cognitives et émotives; elles sont souvent aggravées par la stigmatisation et l’isolement. Bien que nous ne connaissons pas encore toutes les causes de la plupart des maladies du cerveau, il existe des façons de donner au cerveau les meilleures chances pour une longévité accrue et une bonne santé générale:
Se protéger la tête :
- Porter un casque pour patiner, faire du ski, de la planche à neige, de la planche à roulettes, en vélo ou en scooter, etc.
- Porter une ceinture de sécurité en voiture pour éviter les blessures à la tête et à la moelle épinière en cas d’accident.
- Ne pas poser de gestes risqués ou dangereux qui pourraient causer des blessures catastrophiques à la tête ou à la moelle épinière.
- Ne pas sous-estimer les commotions cérébrales. Mêmes légères se sont des blessures au cerveau qui peuvent provoquer des dommages 30 ou 40 ans après l’événement les ayant causées.
Faire de l’exercice assidûment :
- L’exercice physique entraîne la production de nouveaux neurones (cellules du cerveau).
- Un exercice physique régulier améliore la santé– et diminue les risques d’hypertension, de problèmes de métabolisme (par ex., cholestérol) et la prise de poids, ce qui est aussi préférable pour le cerveau.
- En 2003, des scientifiques de l’Université de l’Illinois ont constaté que des participants à une étude en bonne forme physique (âgés de 55 à 79 ans) présentaient moins de perte de tissu cérébral reliée au vieillissement que les participants moins actifs. En visionnant de l’imagerie par résonnance magnétique, les chercheurs ont nettement vu une différence dans les régions frontale, temporale et pariétale du cerveau. Les tissus touchés sont vitaux pour la mémoire, la capacité à apprendre et la communication des cellules.
Bien manger :
- Une alimentation équilibrée et nutritive présente non seulement de nombreux avantages pour la santé, mais aussi des bienfaits directement reliés au cerveau. Avec une proportion de 2 % du poids du corps, le cerveau a besoin de 20 % de l’apport calorique quotidien santé pour bien fonctionner.
- La recherche recommande des aliments riches en antioxydants car le cerveau est très sensible aux dommages causés par les radicaux libres. En général, les fruits et légumes de couleur foncée ont les plus hauts taux d’antioxydants. Légumes : chou frisé, épinards, choux de bruxelles, germes de luzerne, brocoli, betterave, poivron rouge, oignon, maïs et aubergine. Fruits : pruneaux, raisins secs, bleuets, mûres, fraises, framboises, prunes, oranges, raisins rouges et cerises.
- Les acides gras oméga-3 aident au bon fonctionnement du cerveau (plasticité synaptique). Les noix, les kiwis et les poissons d’eaux froides comme le flétan, le maquereau, le saumon, la truite et le thon en sont de bonnes sources.
- Le gras est une importante source d’énergie pour le cerveau, à condition d’être la bonne sorte de gras! Augmentez l’apport de gras non saturé (le poisson, certaines huiles, les avocats). Évitez les gras trans et les gras saturés – ils jouent un rôle important dans bien des problèmes de santé incluant le dépérissement cognitif.
Stimuler le cerveau :
- Vous perdez ce que nous n’utilisez pas! Un cerveau actif et en santé est le résultat d’une stimulation cérébrale continuelle!
- Un cerveau actif peut se renouveler et se recâbler sans cesse.
- Apprendre, résoudre des problèmes et interagir en société sont des activités qui stimulent le cerveau et le protègent d’un dépérissement cognitif.